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Les examens spécialisés : échographie, doppler, auscultation des bruits du coeur
L’échographie
Utilisant une technique sans danger biologique, l’échographie permet de mieux apprécier le développement de l’enfant in utero et d’en détecter d’éventuelles altérations.
L’image obtenue sur l’écran après une construction informatique est parfois saisissante de réalisme, plus souvent déconcertante lorsque l’examen s’intéresse au détail des organes ou explore certaines fonctions fœtales.
Cet examen n’est pas destiné à faire des photos de votre enfant mais à observer et comprendre les péripéties physiologiques de sa vie anténatale.
Sans prétendre tout dépister, l’échographie est aujourd’hui à l’origine de plus de 90% des diagnostics faits chez le fœtus. Environ 60% des pathologies graves pouvant affecter l’avenir de l’enfant sont maintenant accessibles au diagnostic. Les apports médicaux sont fondamentaux car aucune autre méthode ne permet d’explorer le fœtus d’une manière répétée et sans risque.
Il s’agit principalement de :
- La détermination précise de la date de début de grossesse
- La reconnaissance précoce des grossesses multiples
- Le suivi de la croissance du fœtus
- L’étude morphologique des principaux organes du fœtus
- La reconnaissance de facteurs de risque d’anomalie chromosomique ou de pathologie fœtale.
- L’identification de certains risques maternels (placenta praevia, toxémie…)
Compte-tenu des données actuelles, la meilleure surveillance est assurée par trois examens programmés systématiquement à 12, 22 et 32 semaines d’aménorrhée révolues.
Chacun de ces trois examens renseigne sur la croissance du fœtus, son développement morphologique (développement des organes) ou sa vitalité et recherche des éventuels facteurs de risque.
Mais chacun comporte des éléments spécifiques :
- Au premier trimestre, outre la précision du début de grossesse et la détection des grossesses multiples, la mesure de la clarté nucale est essentielle pour le dépistage des anomalies chromosomiques (trisomie 21 par exemple ).
- Au second trimestre, l’étude morphologique est plus étendue car le développement fœtal est assez avancé et les conditions techniques sont plus favorables au dépistage des malformations importantes.
- Au troisième trimestre, l’étude morphologique est renouvelée et des données pouvant aider aux meilleures conditions de l’accouchement sont recherchées.
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Comme les autres soins et consultations, les échographies sont prises en charge par l’assurance maladie et remboursées à 70% du tarif de base de la sécurité sociale jusqu’à cinq mois, puis par l’assurance maternité à partir du premier jour du sixième mois de grossesse, et le remboursement est alors de 100% du tarif de la sécurité sociale.
Bases de remboursement des trois échographies de grossesse systématiques :
- échographie du premier trimestre (JQQM010) : 48,35 Euro
- échographie du deuxième trimestre (JQQM018) : 81,92 Euro
- échographie du troisième trimestre (JQQM016) : 73,99 Euro
Sur prescription médicale et avec accord préalable du service médical de l’assurance maladie, des échographies supplémentaires peuvent être remboursées.
Le doppler
On mesure aisément la vitesse relative du sang dans les vaisseaux.
Cet examen, ultra-sonore, est surtout utile dans le dépistage et la surveillance des maladies vasculaires et risques de souffrance de l’enfant.
L’auscultation des bruits du coeur
Pendant longtemps, seul le médecin ou la sage-femme entendait le cœur battre.
Aujourd’hui, dès 2 mois et demi on peut le faire entendre à chacun, grâce à un petit appareil à ultra-sons. En une génération, tout a changé. Bien avant sa naissance, on voit l’enfant, on l’entend, on connaît son sexe.
La clarté nucale
On la mesure au dixième de millimètre.
Une épaisseur excessive ou hyperclarté nucale peut être observée chez des fœtus présentant certaines malformations du cœur (pas nécessairement graves pour l’avenir de l’enfant).
L’hyperclarté nucale n’est pas une maladie. Elle représente ce que l’on appelle un signe d’appel, c’est-à-dire un élément qui fait évoquer et rechercher une pathologie.
Dans l’état actuel des connaissances, le constat d’une hyperclarté nucale lors de l’examen de 12 semaines fait envisager une amniocentèse et un examen spécialisé du cœur fœtal par échographie.
Ce calcul de risque est dit “intégré” ou “combiné” selon que le dosage est effectué au premier ou au second trimestre.
Dossier « La surveillance médicale » :
