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Eviter l'accouchement prématuré
L’accouchement prématuré, comment l’éviter ?
L’accouchement prématuré reste l’une des plus graves menaces qui pèsent sur l’enfant et les risques sont d’autant plus grands que l’accouchement est plus prématuré : un accouchement entre 6 et 7 mois est plus grave qu’un accouchement entre 7 et 8 mois.
L’enfant né prématurément est plus particulièrement mis en danger par :
- des troubles respiratoires ;
- une grande sensibilité aux infections ;
- la possibilité de troubles nerveux (convulsions) ;
- la fréquence de l’ictère (jaunisse) ;
- les difficultés pour le nourrir.
Toutes ces complications motivent la prise en charge de ces enfants dans des services de pédiatrie néo-natale où ils recevront les meilleurs soins ; pourtant tous ne seront pas sauvés ; quelques uns auront des infirmités et pourront rester handicapés. Il est donc fondamental de lutter contre les risques d’accouchement prématuré.
Certains risques d’accouchement prématuré sont plus ou moins prévisibles :
- si la future mère a déjà eu précédemment un accouchement prématuré ;
- si des anomalies organiques de l’utérus ont été précédemment diagnostiquées à l’occasion de consultations de gynécologie ;
- si la future mère est soumise à un travail physiquement pénible, à des déplacements fatigants et répétés ;
- si elle se trouve dans une situation sociale ou familiale difficile (plusieurs enfants en bas âge, logement en étage sans ascenseur...)
Dans ces conditions, des mesures peuvent être prises pour limiter les risques d’accouchement prématuré :
- un renforcement de la surveillance médicale, soit par des visites plus fréquentes, soit, dans certaines régions, par la visite à domicile d’une sage-femme qui passe régulièrement (se renseigner auprès des services de la P.M.I.) ;
- surtout la mise au repos, qui constitue l’arme principale dans les situations où il y a risque d’accouchement prématuré ; selon l’avis médical, il peut s’agir d’un repos complet, au lit en permanence ; plus souvent, il s’agit seulement d’un repos partiel, avec arrêt de travail et suppression des déplacements si ceux-ci sont fréquents et prolongés ; dans certains cas un aménagement des horaires de travail ou un changement de poste sera possible et suffisant.
Toute femme enceinte doit apprendre avec le médecin ou la sage-femme à reconnaître les contractions, et consulter sans tarder en cas de suspicion de fissuration ou de rupture de la poche des eaux, même sans contractions.
En fin de grossesse, éviter les voyages longs et fatigants.
Si une menace d’accouchement prématuré se précise, l’hospitalisation et l’utilisation de médicaments appropriés peuvent encore permettre de prolonger la grossesse pendant des jours et parfois des semaines, gain précieux pour l’enfant.
Il ne faut donc pas hésiter à voir le médecin ou à venir à la maternité si des contractions utérines se manifestent avant la période de l’accouchement (douleurs du genre «coliques» se répétant de façon régulière, avec durcissement de la paroi de l’utérus perceptible sous la main).
En cas de mise au repos, la future mère peut être secondée ou remplacée par une travailleuse familiale pour les tâches quotidiennes : soins aux autres enfants du foyer, entretien de la maison, etc.
Les Caisses d’Allocations Familiales participent selon différentes modalités à la prise en charge financière de ces interventions.
Dossier « La durée de la grossesse » :
