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Repères dans le développement psycho-moteur
Le fait même qu’on parle de «premiers pas dans la vie» montre bien l’importance qui s’attache à l’acquisition de la marche comme symbole du développement psychomoteur et psychosensoriel.
En fait, il y a une maturation progressive de l’axe corporel qui se traduit successivement par la tenue de la tête (2 à 3 mois), puis la position assise (6 mois avec appui, 8 mois sans appui), enfin la station debout (9 mois avec soutien, 12 mois sans soutien).LA MARCHE
Elle commence, encore hésitante, vers 10 mois et devient véritablement fonctionnelle à 15 mois en moyenne ; mais elle peut, sans qu’il n’y ait rien de pathologique, apparaître plus tardivement, vers 18 mois. Certains enfants font leurs premiers pas autonomes dès 9 mois - à surveiller de près (risque accidentel accru).LA PRÉHENSION
- à 3 mois, l’enfant regarde l’objet placé dans sa main- à 9 mois apparaît la pince pouce-index qui ne devient vraiment efficace qu’à 1 an.
LA VISION
Quant au développement sensoriel, il porte d’abord sur la vision, sens primordial chez l’homme :- à 8-10 jours, l’enfant fixe son regard ;
- à 2 mois, il suit un objet dans un plan horizontal ;
- à 3 mois, il suit l’objet dans tous les plans, ayant ainsi acquis la possibilité d’explorer l’espace.
L’AUDITION
Le nouveau-né entend dès la naissance et reconnaît la voix de ses parents qu’il a entendue pendant la période de gestation. Le dépistage de la surdité est effectué systématiquement à l’examen du huitième jour. Il est initié en maternité dans quelques régions. Ultérieurement, une déficience auditive peut être diagnostiquée par les parents ou le médecin : l’enfant ne répond pas à l’appel de son prénom, ne réagit pas lors de bruits forts ou ne développe pas un langage structuré. Il paraît trop sage. Par ailleurs, tout au long de l’enfance, il peut survenir une otite chronique. La plus simple des otites chroniques est l’otite séromuqueuse souvent passagère, fluctuante, volontiers hivernale mais récidivante.Son mode de révélation peut être un trouble de l’audition, un retard de parole, des difficultés scolaires, des troubles psychologiques (repli sur soi, hyper-excitabilité). Il faut dans ce cas faire examiner les tympans à la recherche d’une otite chronique. Hormis le problème de surdité, l’otite séromuqueuse récidivante peut laisser des séquelles anatomiques graves : perforation de tympan, destruction d’un ou de plusieurs osselets.
En cas de retard de langage, il faut s’assurer de la normalité de l’audition par un examen audiométrique approprié réalisé par des professionnels de l’audition de l’enfant. S’il ne réagit pas aux bruits, un déficit de l’audition est à craindre. Là aussi, il faut consulter un spécialiste.
LE LANGAGE
Son développement est également une manifestation majeure de la maturation psychique de l’enfant : du simple gazouillis, on passe à des vocalises, puis à des syllabes associées qui annoncent les véritables mots.A un an, l’enfant possède un vocabulaire de quelques mots. Ce vocabulaire va s’enrichir tout au long de la seconde année et surtout les structures de la phrase (sujet, verbe, complément) vont s’établir.
Ces structures sont acquises progressivement au cours de la 2ème et de la 3ème année ; elles permettent alors la communication avec l’adulte et l’assimilation de multiples données. Il faut souligner l’importance, pour l’évolution du langage, de ce qu’on appelle la «sollicitation linguistique de l’entourage».
Il faut parler beaucoup à l’enfant, lui parler correctement et lui lire de belles histoires.
Les rayons de littérature enfantine regorgent de trésors.
A partir des données de cette évolution, on peut évidemment définir divers niveaux de développement correspondant en principe à des âges déterminés.
Ainsi, pour le certificat de santé du neuvième mois, il est demandé de préciser si l’enfant saisit un objet entre le pouce et l’index, s’il tient assis sans appui, s’il tient debout avec appui, s’il associe deux syllabes.
La propreté de jour est acquise, en règle générale, vers 2 ans, 2 ans et demi. C’est seulement après cette acquisition que pourra être exprimée l’exigence de la propreté de nuit, celle-ci est habituellement acquise vers 4 ans, 4 ans et demi, mais il existe de grandes variations. Elle est habituellement plus précoce chez la fille que chez le garçon.
A partir des données de cette évolution, on peut évidemment définir divers niveaux de développement correspondant en principe à des âges déterminés.
Ainsi, pour le certificat de santé du neuvième mois, il est demandé de préciser si l’enfant saisit un objet entre le pouce et l’index, s’il tient assis sans appui, s’il tient debout avec appui, s’il associe deux syllabes.
Les dates fixées pour les différentes étapes du développement constituent une moyenne : il n’y a pas lieu de s’inquiéter pour des variations mineures par rapport à cette moyenne.
Pour le certificat du 24ème mois, les questions portent notamment sur la qualité de la marche et la possibilité de se relever seul, d’obéir à un ordre simple, d’associer deux mots. En revanche, il est indispensable, devant un retard important et persistant, de faire appel au médecin qui déclenchera des recherches pour déterminer la cause de ce retard afin d’engager un traitement.LA PROPRETÉ
Un élément d’une grande importance pratique est l’acquisition de la propreté. Il ne faut pas commencer trop tôt l’éducation de la propreté, car diverses conditions préalables doivent être remplies : l’enfant doit être capable de comprendre ce qu’on attend de lui, capable de faire un effort. On ne commencera donc pas l’éducation du sphincter anal et du sphincter vésical avant 18-20 mois.La propreté de jour est acquise, en règle générale, vers 2 ans, 2 ans et demi. C’est seulement après cette acquisition que pourra être exprimée l’exigence de la propreté de nuit, celle-ci est habituellement acquise vers 4 ans, 4 ans et demi, mais il existe de grandes variations. Elle est habituellement plus précoce chez la fille que chez le garçon.
LE RYTHME DU DÉVELOPPEMENT PSYCHO-MOTEUR EST VARIABLE
Plutôt que des dates précises pour telle ou telle acquisition, il vaudrait mieux parler de périodes, d’ailleurs plus ou moins étendues.L’IMPORTANCE DE LA STIMULATION
Cette notion, véritablement fondamentale, est exercée par l’entourage, et plus particulièrement par la mère ou le substitut maternel. Son rôle est essentiel pour susciter, soutenir et guider ces premiers pas dans la vie.Dossier « Développement et premiers pas » :
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