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Les cris de bébé
Les cris sont un des modes d’expression du bébé.
La cause principale de ces cris, en général, c’est la faim. Il faut donc l’alimenter, lui donner à boire et, au début, même la nuit.
Si malgré cela les cris ne cessent pas, il faut s’efforcer, sans s’inquiéter inutilement, d’en trouver la raison :
- peut-être a-t-il mal digéré et n’a-t-il pas fait un «rot» suffisant après sa tétée,
- il est mal installé, dans une mauvaise position,
- il a trop chaud, car trop couvert ou dans une pièce surchauffée,
- il est souillé, ses fesses sont irritées,
- il a mal aux dents après 6 mois,
- il a été réveillé brutalement par des cris ou des bruits.
Néanmoins, si les cris persistent, il peut s’agir de l’expression d’une souffrance due souvent à des troubles digestifs (coliques abdominales, reflux gastro-œsophagien), d’autres fois à une maladie, à des facteurs environnementaux ou psycho-familiaux.Deux éléments doivent permettre aux parents d’apprécier la situation :
* Bébé a-t-il de la fièvre ? (température au-delà de 38°C)
* Bébé a-t-il la diarrhée ?
Attention ! Que ce soit par jeu ou par énervement,
il ne faut jamais secouer un bébé car sa tête est fragile.
NE SECOUEZ PAS VOTRE BÉBÉ !

Un enfant de moins de 1 an et a fortiori de moins de 6 mois, qui ne tient pas encore sa tête ou qui ne la tient que depuis quelques mois, a sa tête qui ballotte dans tous les sens quand on le secoue violemment.
En comparaison avec l’adulte, le jeune enfant a une tête proportionnellement plus volumineuse et plus lourde par rapport au reste du corps, ce qui augmente la vitesse de son déplacement lors d’une secousse.
Le cerveau du petit enfant est une structure déformable, logé dans une autre structure non déformable : le crâne. Présentant tous deux une différence d’inertie, le cerveau se meut avec un temps de retard lors d’un déplacement antéro-postérieur, ou rotationnel de la tête. De plus, le cerveau du nourrisson est immature (avec une vascularisation fine et fragile), s’accroît rapidement, est plus mou et moins myélinisé, ce qui accentue encore ses mouvements à l’intérieur de la boîte crânienne, et le rend plus vulnérable.
Enfin, la faiblesse des muscles de la nuque, surtout chez l’enfant de moins de six mois, les rend incapables de freiner les mouvements de la tête lors d’une secousse.
Les conséquences de secousses violentes sont presque toujours dramatiques, avec des lésions du cerveau et des yeux, entraînant des séquelles à vie (75%), voire même la mort (15%).
Si votre enfant pleure beaucoup et ne se calme pas, comme cela arrive, ne vous énervez pas. Evitez absolument de le secouer pour le faire taire. S’il fait un malaise, ne le prenez pas brusquement et ne le secouez pas pour qu’il reprenne ses couleurs ou sa respiration, vos secousses risquent d’entraîner plus de lésions que le malaise lui-même. Appelez le 15.
Evitez aussi de le lancer en l’air ou de le faire tourner par jeu.
Dossier « Observez votre bébé » :
