Vous êtes sur :
Dossier « Le suivi sanitaire de l’enfant » :
Prévention de la mort subite
La mort subite du nourrisson est le décès brutal et inattendu d’un bébé jusque-là considéré comme parfaitement bien portant.
La mort subite du nourrisson peut se voir dès la troisième semaine de vie, mais sa fréquence est maximum entre deux et quatre mois. Il existe une prédominance masculine. Une autre particularité est constituée par l’existence d’un risque plus important en période hivernale.Il n’est actuellement pas possible de prévenir la mort subite du nourrisson probablement d’origine multifactorielle, mais il est possible de lutter contre certains facteurs favorisant la survenue de ces décès.
- Sauf contre-indication médicale, coucher le bébé sur le dos.
Cette position n’entraîne pas de risque supplémentaire de fausse-route ou de malaise grave. A partir de l’âge de 6 mois, les bébés commencent à se retourner pendant leur sommeil et peuvent ainsi se retrouver sur le ventre alors qu’ils avaient été initialement placés sur le dos.
Il n’y a pas lieu de s’inquiéter car le risque de mort subite du nourrisson diminue fortement après l’âge de 5 mois.
- Ne pas couvrir un bébé, surtout s’il a de la fièvre ;
- Maintenir la température de la pièce entre 18 et 20° C maximum.
Toujours humidifier l’air de la pièce ;
- Ne pas fumer dans l’entourage proche d’un bébé, à la maison et dans la voiture.
Les campagnes de prévention lancées depuis 1994 par le ministère de la santé en association avec la fédération Naître et Vivre (fédération des associations de parents d’enfants décédés de mort subite du nourrisson) recommandant de coucher les bébés sur le dos ont entraîné une baisse du nombre de décès par mort subite du nourrisson de 70% entre 1993 et 2000 (1.250 cas à 348 cas).
Publicité
