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Comprendre les sentiments de l’aîné
Jusqu’ici, il était «le seul» dans un univers qu’il possédait, bien à lui, et il a l’impression que tout cet équilibre où il se repérait si bien devient fragile, comme remis en question, surtout par ses parents.
Il se sent moins aimé, dépossédé, et, dans certaines situations, mis à l’écart et amoindri. Réclamer alors sa place, qu’il croit menacée, c’est s’affirmer et exister. Les parents ne doivent pas le punir, puisqu’ils comprennent qu’il s’agit de manifestations de souffrance, mais le soulager et l’aider à s’exprimer, à se rendre utile, à trouver une nouvelle autonomie, et à s’intéresser à d’autres expériences de sa vie.
Le «partage» des jeux et du territoire en sera notamment facilité, surtout si on ne l’exige pas en permanence de l’aîné et si on le fait respecter par le plus petit !
Certaines périodes sont fragiles par exemple lorsque l’un «touche à tout» chez l’autre, que l’écart d’âge ne permet pas encore des jeux communs, souhaités par le plus petit, ou lorsque celui-ci accapare par de nouveaux progrès son entourage, visiteurs, amis, famille.
Dans la majorité des cas, les parents peuvent aider leurs enfants à dépasser ces «crises» passagères et les contraintes de la vie ensemble, apprentissages de la vie sociale et affective ultérieure.
Encore faut-il que ces disputes ne reflètent ni ne prolongent les tensions des adultes, et que les parents permettent à leurs enfants de tisser, à travers les petites difficultés de toutes relations fraternelles, des liens de tendresse, de complicité et de solidarité qui respectent l’individualité de chacun.
Il se sent moins aimé, dépossédé, et, dans certaines situations, mis à l’écart et amoindri. Réclamer alors sa place, qu’il croit menacée, c’est s’affirmer et exister. Les parents ne doivent pas le punir, puisqu’ils comprennent qu’il s’agit de manifestations de souffrance, mais le soulager et l’aider à s’exprimer, à se rendre utile, à trouver une nouvelle autonomie, et à s’intéresser à d’autres expériences de sa vie.
LE PLAISIR DE PARTAGER
Si l’enfant est assuré d’être toujours aimé, il va accepter sans angoisse ni arrière-pensée l’autre, qui va très rapidement lui «répondre». Dans ces premières interrelations, faites d’appels et d’échanges, de sourires et de réponses aux stimulations, l’aîné va découvrir toutes les compensations que procure l’expérience irremplaçable des sentiments partagés.Le «partage» des jeux et du territoire en sera notamment facilité, surtout si on ne l’exige pas en permanence de l’aîné et si on le fait respecter par le plus petit !
SI DES DIFFICULTÉS APPARAISSENT
Il ne faudra pas vous étonner, alors même que les relations entre vos enfants sont devenues harmonieuses, des difficultés qui réapparaissent : bouderies, disputes, plus aiguës lorsque le petit passe par des étapes d’acquisition spectaculaires qui donnent l’impression à l’aîné qu’il est «rattrapé», que le petit va empiéter sur son territoire au-delà de ce qu’il prévoyait, et que les rapports de force ne sont plus aussi simples.Certaines périodes sont fragiles par exemple lorsque l’un «touche à tout» chez l’autre, que l’écart d’âge ne permet pas encore des jeux communs, souhaités par le plus petit, ou lorsque celui-ci accapare par de nouveaux progrès son entourage, visiteurs, amis, famille.
Dans la majorité des cas, les parents peuvent aider leurs enfants à dépasser ces «crises» passagères et les contraintes de la vie ensemble, apprentissages de la vie sociale et affective ultérieure.
Encore faut-il que ces disputes ne reflètent ni ne prolongent les tensions des adultes, et que les parents permettent à leurs enfants de tisser, à travers les petites difficultés de toutes relations fraternelles, des liens de tendresse, de complicité et de solidarité qui respectent l’individualité de chacun.
Dossier « Frères et sœurs » :
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