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L'importance du jeu dans le développement de l'enfant

Le jeu est chez l’enfant une activité essentielle, nécessaire à son équilibre et à tout ce qui vient d’être décrit de son développement global, psychomoteur, affectif et social.

Et, de fait, dès les premières semaines de la vie, lorsqu’il ne dort pas, l’enfant joue, durant des moments de plus en plus longs, coupés de moments d’écoute et d’observation intenses de son entourage.
Dans la mesure où toute action spontanée de l’enfant se fait avec plaisir, toutes les occasions d’exercices et d’activités vont être un jeu !

Maman, jouez avec votre bébé, observez-le.
Dès ses premiers jours, il doit fixer du regard un objet proche.
Il doit réagir à la lumière vive par un clignement.
Puis, il fixera votre regard plus longtemps, surtout si vous lui souriez.
A partir de deux mois, il vous répondra par un joli sourire.
Jouez avec lui avec des objets qu’il peut saisir, il les accrochera.
Vous serez rassurée, votre bébé voit bien.
Mais si vous-même ou le papa avez porté des lunettes avant l’âge de sept ans, faites pratiquer un examen par un ophtalmologiste spécialisé pour les petits enfants.

À PARTIR DU 2ème MOIS

C’est, dès le deuxième mois, la découverte que fait l’enfant qu’en répétant une activité faite par hasard, il l’enrichit et la multiplie, intéresse autrui, agit sur lui-même et bientôt sur son environnement proche : il joue alors avec ses mains, sa voix, sa gorge, son doudou. Les vocalises, les mouvements de ses mains, mais aussi les sourires et la voix d’autrui qui répondent à ses manifestations sont autant de «récompenses», de relances de son activité.

À PARTIR DU 4ème MOIS

A partir de 4 mois, les progrès de son développement psychomoteur et surtout de sa préhension vont permettre au bébé d’atteindre de plus en plus d’objets, autant d’occasions de jeux pour lui. Ses propres jouets certes, - son boulier, son hochet, sa peluche, des chiffons -, mais aussi ses pieds, ses chaussettes et bientôt tout ce qui va être à sa portée lorsqu’il se déplace.
Saisir, lâcher, reprendre, manipuler pour explorer, goûter et mordre (car la bouche reste l’instrument privilégié de connaissance pendant de longs mois), tout cela va contribuer à développer sa curiosité, son éveil, la prise de conscience de ses limites et de ses possibilités.
Aussi tous les objets de la vie quotidienne qui attirent son attention ont pour lui valeur de jouets… et sont prétexte à jouer ! Mais son désir de découvertes, - qui favorise tant le développement lui-même -, peut stagner s’il n’est pas entretenu et relancé par les adultes qui l’entourent.

Le plaisir, partagé avec l’enfant, que les parents éprouvent à le voir jouer est le véritable support des stimulations qu’ils offrent à leur bébé. Par contre, il ne faut pas non plus tomber dans l’excès contraire d’une stimulation permanente.

Les jouets, les objets, seuls, ne suffisent pas et les activités ludiques de l’enfant s’appauvrissent vite si elles sont vidées de leur sens socio-affectif : une «rencontre» avec le monde extérieur dans une relation avec les autres. Il est donc important de participer aux jeux de l’enfant, tout en sachant le laisser expérimenter seul et aménager ses temps de repos et d’activités, c’est-à-dire en observant le rythme de ses besoins et de son développement, propre à chacun. Très vite, le jeu prend alors, outre son rôle sur le plan de l’épanouissement physique et moteur, une valeur multiple, intellectuelle, affective et sociale.

Ainsi, dès le deuxième semestre de la vie, non seulement l’enfant va trouver dans le jeu des possibilités de combiner ses activités de façon de plus en plus complexe, et de développer sa motricité sans se lasser, parfois avec jubilation, mais aussi d’acquérir un équilibre émotionnel.
Les jouets dits «transitionnels», comme le petit ours ou la poupée, ont une valeur affective irremplaçable, mais aussi toutes les activités qui permettent à l’enfant d’aménager des «transitions» entre ses demandes, ses exigences et la nécessité de s’adapter aux réalités et aux situations angoissantes, comme se séparer, s’endormir tout seul, s’éloigner, devoir attendre…

Plus tard, ces jeux très privilégiés vont s’élargir par des activités où l’enfant va mettre le monde à sa portée en imitant les adultes, en s’identifiant à eux ou en s’y opposant, jeux où il va surmonter sa fragilité, se libérer, prendre des risques et inventer.

Aussi l’on comprendra que le jeu est, très précocement, une fonction vitale du développement de l’enfant, qui lui permet de s’adapter au monde dans la joie et la sérénité, meilleurs garants des fondations de sa personnalité.

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