Les difficultés courantes de l’allaitement

Le confort de la maman est un des facteurs clés de réussite de l’allaitement.
Il vous faudra 6 semaines pour installer réellement l’allaitement, produire la bonne quantité et être parfaitement à l’aise.
Ne vous découragez pas, les trois principales raisons de sevrage précoce évoquées par les mères, étant :
– la difficulté de mise au sein ou rejet du sein  – les douleurs plus ou moins intenses des mamelons et /ou des seins
– la perception plus ou moins avérée de manque de lait Les désagréments de la mise en place de l’allaitement ont des solutions. Nous avons interrogé notre partenaire Lansinoh, expert en produits d’allaitement afin de vous aider à surmonter ce cap.

– Les crevasses : Il s’agit d’irritations, de saignements et de craquelures du mamelon. On a remarqué que les douleurs des mamelons associées à la présence de lésions plus ou moins profondes sont plus fréquentes à partir du deuxième jour post-partum. En général, grâce à un accompagnement adéquat (revue des positions, traitement de troubles éventuels de succion du nourrisson, écoute bienveillante, usage éventuel et temporaire d’un tire-lait…) et des soins adaptés, on observe une amélioration de la situation autour du dixième jour.

Il existe des solutions naturelles : – cataplasme de lait maternel – huile de coco
– huile à base de vitamine E
Et aussi :
– la vaseline
– la pommade homéopathique de type castor equi (avec comme excipient de la vaseline)
– la lanoline, qui créé une barrière d’hydratation qui va ainsi ralentir les dommages et soulager. En jouant ce rôle de barrière, la lanoline HPA assure un environnement sain et propice à la cicatrisation.La lanoline est une matière première naturelle et renouvelable qui est utilisé en produit de soin depuis 8000 ans. 

– L’engorgement : Une tension mammaire ou une légère congestion est très courante lors de la montée laiteuse autour du 3ème jour après l’accouchement. En revanche, un engorgement est une situation pathologique où la mère a une forte douleur et l’enfant a des difficultés à prendre le sein. En cas d’oedème, il peut même y avoir rétention laiteuse, c’est-à-dire que le lait ne s’écoule pas. La prévention de l’engorgement repose sur une proximité mère-enfant, des tétées efficaces et suffisamment nombreuses dès les premières heures de vie. Le drainage des seins est le seul moyen validé pour traiter l’engorgement et éviter les complications. N’hésitez pas à vous masser le sein en mouvement circulaire avec le bout des doigts et appliquer du froid pendant 10-20 minutes entre les tétées. les feuilles de chou vert congelées et placées dans le soutien-gorge font également des miracles !


– La mastite : Il s’agit soit d’un phénomène inflammatoire lié à un canal lactifère obstrué ou à un engorgement. Soit d’une infection bactérienne d’une partie ou de l’ensemble du sein avec le plus souvent une lésion comme porte d’entrée des bactéries.
Une zone dure, enflée, chaude, douloureuse et rouge apparait (sous forme de plaque ou de stries sur le sein), les mamelons sont lésés (fissures, ampoule ou crevasses surinfectées), la fièvre est possible (mais pas systématique). Certaines observent également des courbatures, une grande fatigue, des frissons, et une douleur constante.
Trois mots clés pour résoudre la mastite : repos, chaleur et drainage
Allez vous coucher à côté de votre bébé, hydratez-vous et appliquez de la chaleur sur le sein à l’aide d’une bouillotte ou d’un coussin chauffant.
Faites téter votre bébé le plus souvent possible sur le sein affecté à condition que le bébé tète efficacement ou utiliser un bon tire-lait pour « vider » le sein affecté au maximum (toutes les 2h environ).
Si vous ne ressentez aucune amélioration après 24h ou si les symptomes s’aggravent au cours des 8-12h qui suivent le début du traitement, consultez votre médecin pour une prescription éventuelle d’antibiotiques et d’anti-inflammatoires. Attention : Une mastite dont le traitement est retardé ou inadapté peut se compliquer en abcès qui sera traité par ponction sous échographie ou par incision sous anesthésie générale avec drainage et antibiothérapie.

NB : Le lait maternel est toujours bon pour le bébé même en cas de mastite infectieuse et de prise de médicaments.