Un certain regard sur le post-partum

On entend beaucoup parler du post-partum ces dernières semaines. Plusieurs personnalités ont posté des photos d’elles quelques jours après avoir accouché, en disant qu’elles savaient qu’elles auraient des couches à changer mais n’imaginaient pas que ce seraient pour elles en plus du bébé.

Pourquoi on n’est pas prévenu?

De mon expérience en effet on est assez peu préparées. Ou peut-être m’avait-on informée mais je n’avais pas retenu.

L’accouchement est déjà un tel sujet de préoccupation, d’interrogations, de peurs, d’inconnues… !

Il est vrai que s’il y a bien une chose que j’aurais aimé savoir et pour lequel je n’ai posé de question, c’est bien l’usage des culottes filets. Pourtant j’ai une nature curieuse, et qui cherche à comprendre le pourquoi des choses avant de les faire. J’avais sur la liste pour la maternité « culottes filets », alors je suis allée acheter des « culottes filets », sans savoir ce que c’était et à quoi ça servait… et sans poser de questions. Acte manqué? Peut-être… ou alors les détails ne m’intéressaient pas, peut-être que j’estimais que c’était « accessoire », que je saurais bien assez tôt à quoi ça servait, que je ne voulais pas apprendre des choses que je préférais découvrir dans le feu de l’action pour ne pas en savoir trop. Et puis je le voulais tellement ce bébé que rien ne pouvait me faire peur, et je pensais que « c’est qu’aux autres que ça arrive », que pour moi ce serait tout rose, que je n’avais pas besoin de retour d’expérience si tôt, je ne voulais pas aller trop vite en besogne.

Il faut dire aussi que des amies m’avaient déjà raconté les désagréments de leur grossesse, leur accouchement, et que je préférais arrêter leur récit très tôt car j’étais tellement motivée pour avoir un bébé que rien ne pouvait me dégouter, et je ne voulais pas avoir plus de détails sur ces aspects négatifs, je considérais ces informations inutiles, voire anxiogène. 2 fois je me suis évanouie en entendant les récits d’accouchement de mes copines. Dans ces récits il y a une forme de récit de guerre. Mais en fait chacun a sa perception de sa propre guerre, et chacun a sa pudeur. Pudeur de raconter et pudeur d’écouter.

Ce que j’aurais préféré savoir

Alors sur le post-partum, me concernant j’aurais juste aimé savoir qu’il y avait des saignements assez importants après l’accouchement (toujours étrange aussi après 9 mois d’aménorrhée). Cette période est globalement aussi très délicate : physiquement l’enchainement grossesse-accouchement est éprouvant, et psychologiquement il est difficile de reconnaître son corps, les hormones impactent notre moral, et un bébé qui pleure et qui nous réveille la nuit augmente notre fatigue psychique.
Bref, aborder le post-partum avec sa sage-femme est probablement la meilleure chose à faire. Prenez soin de vous. 💙

Camille T.